CREATION DE LA ZAC SUD CHARLES DE GAULLE SUR LA COMMUNE DSE TREMBLAY-EN-FRANCE
Bilan de la concertation
Conformément à l’article L. 300-2 du code de l’urbanisme, à la délibération du Conseil municipal de Tremblay-en-France du 28 juin 2007 approuvant les modalités de la concertation prévues par l’AFTRP et à la délibération du Conseil d’administration de l’AFTRP du 4 octobre 2007 fixant les modalités de la concertation et autorisant le PDG de l’AFTRP à engager la concertation, une concertation relative au projet de ZAC « Sud Charles de Gaulle » a eu lieu avec l’ensemble des personnes concernées ou intéressées par le projet, et en particulier les habitants de la commune de Tremblay-en-France et des quartiers Nord de la commune de Villepinte, ainsi que les usagers du Parc d’activités international Paris Nord 2.
MODALITES DE LA CONCERTATION
Les modalités de la concertation adoptées par le conseil d’administration de l’AFTRP étaient les suivantes :
- publication d’un article dans la presse locale (Tremblay Magazine, Entre News, Le parisien 93, Le Parisien 95) en novembre 2007 ;
- information sur le site Internet de la Ville de Tremblay en France de novembre 2007 à janvier 2008 et information sur le site Internet de l’AFTRP de novembre 2007 à février 2008, avec possibilité de déposer un avis ;
- mise à disposition du public d’un dossier de présentation du projet en mairie de Tremblay-en-France de novembre 2007 à janvier 2008, et à la Direction déléguée Nord de l’AFTRP située à Paris Nord 2 de novembre 2007 à février 2008 ;
- exposition en mairie de Tremblay-en-France de deux à trois panneaux présentant le projet, de novembre 2007 à janvier 2008 ;
- organisation de deux réunions publiques, l’une qui pourrait se tenir au Vieux-Pays de Tremblay, et l’autre sur la zone d’activités de Paris Nord 2.
Les modalités de la concertation susmentionnées ont été annoncées en novembre 2007 par :
- la publication d’un encart dans le bulletin municipal ;
- un affichage sur les panneaux municipaux ;
- un affichage sur le secteur de Paris Nord 2.
Compte tenu de l’avancement du projet et des nouvelles informations à apporter au public, les modalités de la concertation ont été enrichies avec :
- l’organisation d’une troisième réunion publique en mairie de Villepinte en avril 2008 ;
l’exposition de 4 panneaux à la Direction déléguée Nord de l’AFTRP de février à mi-avril 2008 ;
- la reprise de l’exposition en mairie à partir de mi-avril 2008 enrichie de 6 panneaux complémentaires ;
- la prolongation de la durée de vie du site Internet dédié à la concertation (www-zacsudcdg-concertation.com) avec une actualisation du site au fur et à mesure (agenda, articles de presse, comptes-rendus des réunions publiques, état initial du site et de son environnement, projet) ;
- la prolongation de la mise à disposition du public en mairie de Tremblay-en-France et dans les locaux de l’AFTRP à Paris Nord 2 du rapport de présentation de la ZAC actualisé en fonction de l’avancement des études.
DEROULEMENT DE LA CONCERTATION
Les 3 réunions publiques se sont déroulées :
- le 30 janvier 2008 à la Maison des associations du Vieux Pays de Tremblay ;
- le 19 février 2008 dans les locaux de l’AFTRP sur le Parc d’activités Paris Nord 2 ;
- le 16 avril 2008 à la salle des mariages de la Mairie de Villepinte.
Les réunions publiques ont touché entre 40 et 80 personnes à chaque fois. Elles ont été annoncées par voie de presse, dans l’agenda du site Internet dédié à la concertation et par la distribution d’un document d’information dans les boîtes aux lettres de la commune de Tremblay-en-France, des quartiers Nord de Villepinte et du Parc d’activités Paris Nord 2. Les observations et réactions nombreuses des participants ont été consignées dans des comptes-rendus, qui étaient mis à disposition du public à la réunion suivante et qui étaient également consultables sur le site Internet.
Le site Internet www.zacsudcdg-concertation.com dédié à la concertation a été régulièrement mis à jour pendant tout le temps de la concertation et permettait à ses visiteurs de donner leur avis en ligne. Fin mai 2008, 44 avis avaient été déposés sur le site Internet.
Sur les registres de recueil des avis joints au rapport de présentation du projet ZAC et disponibles en mairie de Tremblay et à la Direction déléguée Nord de l’AFTRP, 7 avis avaient été exprimés sur les deux registres confondus fin mai 2008
SYNTHESE DES AVIS RECUEILLIS
Les avis recueillis et les échanges qui ont eu lieu lors des réunions publiques ont mis en évidence une inquiétude des riverains vis à vis du projet, en particulier de la part des habitants des quartiers pavillonnaires des Mousseaux et de la Haie Bertrand à Villepinte, qui jouxtent le Parc des expositions. L’association « riverainsparcdesexpos.com » était en outre représentée à chacune des réunions publiques.
1. Un point très sensible pour les riverains et les usagers de Paris Nord 2 : les déplacements
La problématique des déplacements, en particulier routiers, a été évoquée avec insistance à chaque réunion publique par les riverains, les usagers et les gestionnaires du parc d’activités international Paris Nord 2, ainsi que dans les remarques apportées en ligne sur le site Internet. Les habitants du Vieux Pays subissent les mouvements pendulaires des trajets domiciles-travail, en provenance ou à destination de la plate-forme aéroportuaire. Les habitants des quartiers nord de Villepinte vivent les saturations épisodiques de l’autoroute A 104 et du réseau local qui desservent leurs habitations, particulièrement lors de grands salons du Parc des expositions. Les gestionnaires de Paris Nord 2 indiquent quant à eux que les entreprises et les usagers de la zone d’activités se plaignent de la saturation du trafic sur l’A1, l’A3, l’A104, et aux rond-point des Menhirs aux heures de pointes du matin et du soir et en période de salons au Parc des expositions.
Tous redoutent que le projet de la ZAC Sud Charles de Gaulle n’engorge complètement les trafics, rendant la situation plus difficile qu’actuellement.
L’AFTRP et les élus ont présenté les grands projets en cours visant à améliorer les déplacements dans ce secteur, en particulier le bouclage de l’A 104 par l’est de la plate-forme aéroportuaire, la modernisation de la ligne du RER B Nord, la création de la ligne CDG Express dédiée à la desserte directe de l’aéroport Charles de Gaulle depuis Paris et le décrochement du RER D jusqu’à la gare de RER B « Parc des expositions », dit « barreau de Gonesse », Malgré les explications apportées sur le renforcement des infrastructures de transport, les participants sont restés inquiets à ce sujet.
L’AFTRP a indiqué qu’une étude générale concernant les déplacements dans toute l’aire d’influence du pôle aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle était actuellement menée par l’EPA Plaine de France. Elle a précisé qu’elle avait lancé une étude complémentaire concernant les volumes de trafics occasionnés par la ZAC Sud Charles de Gaulle et leur répartition sur le réseau local, afin de proposer des solutions pour organiser au mieux la desserte de la ZAC en tenant compte du contexte local. Les premières conclusions de ces études ont été intégrées à l’étude d’impact. Face à l’enjeu important que constitue la question des déplacements, la réflexion sera poursuivie dans le cadre d’un complément à l’étude d’impact.
2. Un autre point très sensible : le bruit
Les habitants et usagers riverains de la ZAC Sud Charles de Gaulle subissent une accumulation de nuisances sonores, de provenances diverses : les avions du Bourget, le trafic routier (sur l’A104 et à l’entrée sud du parc des expositions essentiellement), le circuit Carole, les salons extérieurs se déroulant au Parc des expositions.
C’est un sujet particulièrement sensible pour eux. L’ouverture de la RD40 puis son doublement sont redoutés pour le bruit supplémentaire qu’ils vont générer.
Les riverains craignent fortement un surplus de nuisances sonores du fait de l’extension du Parc des expositions avec la construction des halls, la multiplication des événements en extérieur, l’augmentation du trafic routier au niveau de l’entrée sud visiteurs). La présence à chacune des réunions publiques de M. Robinet, Directeur de la SIPAC, propriétaire du Parc des expositions, a permis de faire avancer des propositions allant dans le sens de l’aménagement d’une « bande verte » sur les emprises du Parc des expositions, jouant le rôle de protection visuelle et acoustique des quartiers pavillonnaires. M. Robinet s’est dit prêt à poursuivre la concertation avec les riverains pendant toute l’élaboration du projet d’extension du Parc.
S’agissant de la RD40, la ville de Villepinte a déclaré lors de la troisième réunion publique qu’elle était opposée au doublement de cette voie.
S’agissant du circuit Carole, les riverains sont très favorables à son déplacement sur un autre site plus adapté.
3. Une forte demande des riverains : préserver le cadre de vie et les qualités paysagères du site
Les riverains du périmètre de la ZAC sont familiers d’un paysage de plaine agricole, ouvert et végétal. Ils redoutent de le voir muter en paysage urbain, fermé et minéral. Mais ils sont également conscients de la nécessité du développement économique et de la création d’emplois. Aussi demandent-ils avec force que l’urbanisation du secteur préserve au sud du périmètre de la ZAC une zone verte, de manière à conserver la « respiration » du site. Prenant en compte cette préoccupation, l’AFTRP et la SIPAC ont indiqué que la pointe sud de la ZAC serait aménagée en espace vert et n’accueillerait pas de constructions. La réalisation du Parc de Tremblay et l’aménagement des berges du Sausset, qui ne font pas partie du projet de ZAC Sud Charles de Gaulle mais qui sont souhaités par la ville de Tremblay-en-France, permettront de consolider ce paysage vert.
Ce triangle vert à la pointe sud de la ZAC sera intégré à la continuité verte projetée entre, d’une part, la plaine agricole tremblaysienne et le futur Parc de Tremblay, et, d’autre part, le Parc départemental du Sausset plus au sud.
Les riverains ont émis le souhait que cette continuité soit ouverte au public et puisse accueillir des liaisons douces. Le projet prévoit que les terrains concernés soient cédés par l’AFTRP à la SIPAC, qui entend clore son périmètre. Toutefois, la possibilité de permettre un passage du public sur cette continuité verte n’est pas exclue.
Les riverains se sont par ailleurs inquiétés de la hauteur des constructions qui seront réalisées pour l’extension du Parc des expositions. La SIPAC a assuré que les bâtiments les plus hauts seraient construits aussi éloignés que possible des quartiers résidentiels.
4. Une crainte : l’intrusion routière de la ZAC dans les secteurs pavillonnaires
Les riverains du quartier résidentiel de la Haie Bertrand se sont inquiétés de l’avancée de la pointe sud du périmètre de la ZAC dans le tissu pavillonnaire villepintois et redoutent qu’un accès routier soit aménagé à cette endroit pour desservir la ZAC. Ils souhaitent préserver leur tranquillité.
Pour répondre à ces craintes, l’AFTRP a indiqué que le projet ne prévoyait pas d’accès routier à la ZAC par la pointe sud et que le chemin des Saints Pères conserverait sa vocation piétonnière et cyclable. Le périmètre de ZAC a été agrandi de 30 mètres sur sa façade Est par rapport au périmètre d’étude initial pour englober le chemin des Saint-Pères et ainsi garantir sa conservation. Préservée de toute construction, cette bande recevra un traitement paysager et constituera l’amorce de la continuité verte écologique entre la plaine agricole tremblaysienne et le parc du Sausset. Par ailleurs, elle permettra aux habitants du secteur de se rendre à pied ou en vélo dans la ZAC, au Vieux-Pays de Tremblay, voire à la plateforme aéroportuaire. L’AFTRP et la SIPAC ont rappelé que la pointe sud du triangle de la ZAC resterait non construite et serait aménagée en espaces verts.
5. Une inquiétude des riverains concernant les retombées économiques négatives de la ZAC sur leur patrimoine
Les riverains du Parc des expositions, en particulier ceux du quartier de la Haie Bertrand, pensent que la valeur de leur patrimoine foncier et immobilier va subir une dépréciation en raison des nuisances diverses occasionnées par l’extension du PEX et de la perte partielle de la qualité du cadre de vie. Au regard de la taxe foncière qu’ils acquittent, ils regrettent de voir la valeur de leurs biens diminuée par une opération publique. Par ailleurs, ils sont sceptiques sur les retombées financières positives du projet sur leur situation dans la mesure où la ville de Villepinte ne percevra pas directement la taxe professionnelle puisque la ZAC est localisée uniquement sur la commune de Tremblay-en-France. En résumé, ils estiment qu’ils seront les plus directement et les plus fortement touchés par les effets négatifs de la ZAC, et qu’en dépit de cela, ils ne bénéficieront d’aucune retombée économique positive du projet. Lors de la dernière réunion publique, Monsieur Durandeau, élu de Tremblay-en-France, a indiqué que la ville de Tremblay souhaitait qu’une solidarité entre les communes de Tremblay, Villepinte, Sevran et Aulnay-sous-Bois voit le jour et qu’un partage des ressources fiscales de la ZAC ait lieu par le biais de l’intercommunalité. Cette proposition a donné satisfaction aux habitants. S’agissant de la dévalorisation du patrimoine, l’étude d’impact a mis en évidence que cet effet serait prévisible en l’absence de maîtrise des nuisances générées par la ZAC sur les quartiers proches. Mais les mesures correctives de suppression et de réduction des impacts sont là pour y pallier (maintien d’une zone verte au Sud, encadrement de la constructibilité des terrains). Par ailleurs, la ZAC Sud Charles de Gaulle va augmenter considérablement les besoins en logements pour ses quelques milliers de nouveaux actifs, ce qui aura pour effet prévisible une revalorisation des propriétés situées dans le secteur.
Par ailleurs, les habitants de Tremblay-en-France et de Villepinte attendent que la ZAC leur offre des emplois, en particulier pour les jeunes, en créant des activités qui leur soient accessibles. L’AFTRP a indiqué que le projet prévoit la création de 7.000 à 10.000 emplois dans des filières et avec des niveaux de qualification divers. De plus, il est prévu dans le projet de promouvoir des filières de formation technologiques de niveau supérieur et intermédiaire, et d’aider à l’émergence des jeunes entreprises en lien avec la vocation économique de la ZAC.
6. Une attente de la part d’entreprises locales, qui souhaitent s’implanter sur la ZAC Sud Charles de Gaulle
Des représentants d’entreprises étaient présents à chacune des réunions publiques. Certains d’entre eux sont déjà implantés sur la plate-forme aéroportuaire ou aux abords, où ils exercent des activités de transport ou de services liés au transport de marchandises. Compte tenu des loyers très élevés pratiqués sur la plate-forme aéroportuaire et de leurs besoins d’extension, la ZAC Sud Charles de Gaulle constitue une opportunité pour rester à proximité du pôle aéroportuaire, dans des conditions financières plus intéressantes.
La programmation du nouveau Parc d’activités international envisagé sur la ZAC prend en compte pour partie ces entreprises puisqu’elle prévoit une filière de services liés aux échanges de marchandise à forte valeur ajoutée. En revanche, la logistique au sens d’immenses hangars de stockage n’est pas prévue compte tenu du faible nombre d’emploi qu’elle génère et de l’image d’excellence recherchée.
BILAN DE LA CONCERTATION
La concertation s’est déroulée en respectant les modalités qui avaient été annoncées, et en les enrichissant.
Un grand nombre de personnes a pu s’exprimer par différents canaux :
- les trois réunions publiques,
- le site Internet dédié à la concertation qui permettait de déposer un avis anonyme en ligne,
- les registres de recueil des avis disponibles en mairie de Tremblay-en-France et à la Direction déléguée Nord de l’AFTRP à Paris Nord 2.
Globalement, la majorité des personnes qui se sont exprimées se montre favorable au projet de développement d’activités économiques dans le secteur Sud Charles de Gaulle, sous réserve de prise en compte des remarques qu’elles ont apportées relative à la préservation de leur qualité de vie. Une petite minorité de personnes reste opposée au projet même d’urbanisation de ce secteur.
La concertation menée à partir de novembre 2007 a permis aux responsables et aux concepteurs du projet de la ZAC Sud Charles de Gaulle d’affiner leur perception du site et des enjeux, de comprendre les préoccupations des riverains et de nouer des contacts avec eux pour poursuivre cette concertation - en particulier sur l’extension du Parc des expositions -, et d’entendre les préoccupations des élus de la ville de Tremblay-en-France et de Villepinte.
La concertation a permis, en fonction des avis exprimés, d’adapter et d’affiner le projet tant sur le plan économique que sur les plans urbain, paysager et du développement durable. Plusieurs éléments ont été intégrés en conséquence dans le dossier de création de la ZAC :
- le maintien de la pointe sud du périmètre de la ZAC en espace vert ;
- la conservation du chemin des Saints-Pères ;
- la conservation d’un accès piéton et cyclable à la ZAC par la pointe sud mais pas d’accès routier ;
- une programmation permettant la création d’emplois nombreux et diversifiés, et des possibilités de formation pour la population locale ;
- la limitation des nuisances pour les riverains (bruit, déplacements, accessibilité, vues).
Par ailleurs, à l’occasion de la concertation sur le projet de ZAC Sud Charles de Gaulle, la SIPAC s’est engagée auprès des riverains de la haie Bertrand à aménager des espaces verts tampons entre les zones pavillonnaires et l’actuel Parc des expositions situé sur la commune de Villepinte, ayant un rôle de protection acoustique et visuelle. A la demande des riverains, une réflexion est en cours sur la possibilité de ménager un passage piétonnier et cyclable sur cette bande verte, et de lui conserver un usage public, de même que sur le triangle vert à la pointe sud de la ZAC.
De plus, l’étude d’impact a pu être enrichie grâce aux informations obtenues lors des réunions publiques et aux avis recueillis.
Enfin, l’AFTRP, à l’initiative de la création de la ZAC et qui en sera l’aménageur, la SIPAC, société immobilière du Palais des Congrès chargée par la CCIP de l’extension du Parc des expositions de Villepinte, ainsi que les élus de des communes de Tremblay-en-France et Villepinte ont pris publiquement un certains nombre d’engagements :
- agir en faveur du partage des retombées financières positives entre les communes du secteur via une intercommunalité à créer (Tremblay-en-France et Villepinte) ;
- promouvoir le maintien de la RD40 à deux fois une voie (Villepinte) ;
- poursuivre le dialogue entre la SIPAC et les riverains du Parc des expositions (SIPAC) ;
- construire les bâtiments les plus élevés du Parc des expositions le plus loin possible des zones pavillonnaires (SIPAC).
Il ressort de ces constatations que la concertation a été fructueuse et efficace, et que le bilan de la concertation est positif.
Concertation préalable à la création de la ZAC Sud Charles de Gaulle
Compte rendu de la troisième réunion publique le 16 avril 2008 dans la salle des mariages à l’Hôtel de ville de Villepinte
Une troisième réunion de concertation préalable à la création de la ZAC Sud Charles de Gaulle, non prévue dans les modalités de la concertation, mais jugée nécessaire pour présenter au public l’avancement du projet, s’est tenu le mercredi 16 avril 2008, dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Villepinte, de 19h30 à 22h30.
De manière à informer suffisamment tôt et à réunir le plus grand nombre de participants, la réunion avait été annoncée de la manière suivante :
- un article de presse paru le 31 mars et le 12 avril 2008 dans le Parisien 93 et le Parisien 95 ;
- une information dans l’agenda du site Internet www.zacsudcdg-concertation.com et l’insertion du communiqué de presse dans la rubrique « articles de presse » ;
- une information auprès de la Mairie de Villepinte ;
- la distribution de 22 000 flyers dans toutes les boîtes à lettres de la commune de Tremblay-en-France, de la commune de Villepinte au nord de l’A104 et du Parc d’activités Paris Nord 2, y compris les commerces de proximité.
La réunion a regroupé environ 70 personnes, parmi lesquelles :
- des élus de la ville de Villepinte, notamment Mme Roland, nouvellement élue Maire de Villepinte, M. Naumovic, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, des travaux neufs, de la gestion et de la rénovation du patrimoine et M.Terreyre, adjoint en charge du développement durable, des eaux, des déchets, de la biodiversité et des espaces verts ;
des techniciens de la ville de Villepinte : M.Beaudet, directeur général des services techniques et M.Graindorge, responsable du service urbanisme ;
- un élu de la ville de Tremblay-en-France : M. Durandeau, adjoint aux Travaux, à la Rénovation du Patrimoine, à la Sécurité et la Tranquillité Publique,
- des techniciens de la ville de Tremblay : M. Grangé, Directeur de l’aménagement, et M. Divinias, directeur de l’urbanisme ;
- M. Robinet, Directeur général de la SIPAC,
- les représentants de l’AFTRP, Maître d’Ouvrage de la ZAC : M. Bournat, Directeur délégué Nord, M. Margout, directeur délégué Nord adjoint, et Mme Vuaillat, chargée d’études ;
- les représentants des bureaux d’études prestataires de l’AFTRP : Sandro Munari, architecte urbaniste du cabinet LWA, Florence Mercier, paysagiste, MM. Loinger et Funel et Mme Bhasin du GEISTEL (Groupe d'Etudes Internationales sur les Stratégies Territoriales et l'Economie Locale), et Anne Tessier du bureau d’étude d’urbanisme MINEA.
Les personnes présentes étaient en grande majorité des habitants de Villepinte, en particulier des quartiers proches du projet de ZAC, la Haie Bertrand et les Mousseaux. Quelques habitants de Tremblay-en-France étaient également présents.
L’association « riverainsparcdesexpos.com » était représentée.
Déroulement et contenu de la réunion
La réunion est introduite par M. Bournat, qui rappelle brièvement les enjeux du projet de la ZAC et le rôle de l’AFTRP dans ce projet.
Magali Vuaillat fait la présentation du contexte économique, territorial et réglementaire du projet de ZAC « Sud Charles de Gaulle ».
Puis Anne Tessier du bureau d’étude MINEA, en charge de la réalisation de l’étude d’impact, présente les éléments principaux de l’état initial du site basés sur des extraits de l’étude d’impact, le programme économique global de la ZAC (extension du parc des expositions et création d’un nouveau parc d’activités international), les différents scénarios programmatiques élaborés pour la partie Parc d’activités international et le scénario préférentiel retenu.
Enfin Florence Mercier, paysagiste, puis Sandro Munari, architecte-urbaniste conseil, présentent les enjeux et orientations du projet sur les plans urbain, paysager et environnemental.
Contrairement aux autres réunions publiques, le débat ne s’engage pas à la fin de la présentation, mais les participants interviennent tout au long de celle-ci, en fonction des thèmes abordés. Les réactions du public viennent confirmer les sujets les plus sensibles concernant le projet de ZAC, abordés lors des précédentes réunions publiques et exprimés dans les registres de recueil des avis et sur le site Internet dédié à la concertation, à savoir les déplacements, le bruit et l’environnement paysager.
La réunion se révèle très animée sur ces sujets. Plusieurs participants opposés au principe d’urbanisation du secteur quittent la salle avant la présentation du projet.
La ZAC Sud Charles de Gaulle : un intérêt en terme d’emplois et de formation reconnu par les participants
Le scénario préférentiel retenu pour la programmation économique du parc d’activité international propose la création d’activités relatives au grand commerce international, aux services liés aux échanges de marchandises à forte valeur ajoutée et à la recherche & développement tournée vers la recherche appliquée. Ce scénario est riche en fonctions collectives et services aux personnes et aux entreprises, et met l’accent sur la création de filières de formation de niveau intermédiaire et supérieur en lien avec le type d’activités retenues. Ainsi, il répond aux fortes aspirations du marché et il est porteur d’une image d’excellence internationale, tout en étant fortement créateur d’emplois diversifiés, notamment des emplois intermédiaires.
Le scénario mixte retenu suscite des réactions positives dans le public. Plusieurs personnes font part de leurs préoccupations pour les jeunes de Villepinte, Tremblay et des communes voisines en raison de leur faible niveau de qualification. La programmation retenue répond de manière satisfaisante à cette attente, qui a bien été prise en compte.
Cependant certains participants à la réunion craignent que l’argument emploi ne soit un levier pour faire accepter les nuisances du projet.
L’inquiétude principale : les trafics que le projet va générer, en particulier les trafics de poids lourds
Les habitants craignent que l’extension du Parc des expositions, mais aussi la création de la Cité de l’exposition et de la communication, génèrent un augmentation des flux de poids lourds, lors des livraisons pour les salons, et leur dispersion dans le secteur par la multiplication des points d’entrée et sortie.
Les habitants des quartiers riverains du Parc des expositions redoutent les effets de ces trafics sur les conditions de circulation générales, sur le bruit, sur la qualité de l’air et sur la qualité de leur cadre de vie. Villepinte étant perçue comme une ville calme, certains participants redoutent que l’on dénature cette perception de la ville, et que les propriétés foncières et immobilières soient dépréciées.
Par ailleurs, la création de plusieurs milliers d’emplois sur le nouveau Parc d’activités international va aussi créer de nouveaux besoins en déplacements.
De nombreux participants expriment leurs difficultés quotidiennes pour leurs déplacements, en particulier domicile-travail. De fait, la voiture est souvent choisie comme mode de déplacement, même sur de courtes distances, en dépit des difficultés de circulation aux heures de pointe. Certains expriment toutefois leur souhait de pouvoir se déplacer en vélo.
L’AFTRP mène actuellement une étude de transport spécifique qui a en partie pour objet de définir les conditions d’accès des poids lourds au parc des expositions.
La date d’ouverture du bouclage de la RD 40 est évoquée, puisqu’elle était prévue fin mars 2008 et qu’elle est toujours fermée au public. Cette voie est maintenant occupée par les gens du voyage, et les habitants le déplorent. Ils se demandent si, pour désengorger le rond-point de la prison, les pouvoirs publics ne vont pas être obligés de passer la RD 40 à 2 fois 2 voies. La saturation de ce rond-point aux heures de pointe ne va t’elle pas alors empirer avec l’extension du Parc des expositions ?
M. Bournat précise que les emprises de la RD 40 sont prévues pour 2 x 2 voies plus un transport en commun en site propre. Ce qui est aujourd’hui réalisé est un boulevard à 2 fois 1 voie. L’étude de déplacements en cours menée par l’EPA Plaine de France sur tout le secteur précisera si le passage à 2 fois 2 voies est nécessaire à court terme.
La ville de Villepinte précise qu’elle ne souhaite pas le doublement de la RD40 et qu’elle aspire à la tranquillité des habitants.
M. Bournat souligne que la multiplication des grands accès au site, en particulier par le nord depuis le périphérique sud CDG, permettra une meilleure répartition des trafics.
Un habitant souligne que la saturation du rond-point de la prison correspond à des flux se dirigeant moins vers l’aéroport que vers Paris et Gonesse. Il ne pense donc pas que la situation va être améliorée par le bouclage de l’autoroute A104 par l’est de la plate-forme aéroportuaire.
Mme Roland, maire de Villepinte, demande où en est l’idée de modifier la position des parkings visiteurs du Parc des expositions supprimés par l’implantation du nouveau hall d’exposition.
M. Robinet n’a pas de nouveaux éléments à ce sujet. Il précise cependant que la politique de la CCIP et des gestionnaires du Parc des expositions n’est pas d’augmenter l’offre en stationnement, mais de renforcer l’accès au Parc en transports en commun.
Préciser les limites entre espaces publics et privés de la ZAC
Après la présentation du projet paysager par Florence Mercier, des précisions sont demandées concernant la bande d’espace vert prévue entre le Parc des expositions, actuel et étendu, et les quartiers pavillonnaires.
Florence Mercier précise qu’il s’agit d’un lieu très sensible, dont le projet cherchera à conserver le caractère bucolique et intimiste. Il est aussi l’occasion d’assurer un passage depuis le bois de Tremblay vers le parc du Sausset, garantissant une continuité écologique telle que recommandée par le projet de nouveau SDRIF.
Il est demandé que soit confirmé le caractère paysager et inconstructible de la bande verte entre la zone pavillonnaire et l’actuel PEX, et de la pointe sud de la ZAC, et si ces espaces seront rétrocédés à la collectivité publique. La localisation de la clôture du Parc des expositions est une préoccupation des riverains.
La réponse apportée est que le statut de ces espaces n’est pas encore arrêté, mais qu’il s’agit d’un lieu d’articulation primordial pour tout ce secteur, dont la valeur ajoutée paysagère doit être très forte.
Les habitants soulignent qu’ils préféreraient un espace public, avec un chemin pour les piétons et les vélos, mais inaccessible aux deux-roues motorisés.
Un participant demande s’il est prévu d’effacer la ligne électrique à haute tension qui passe au sud de la ZAC. La réponse en est que tout est possible, mais c’est une question de coût.
Une contrepartie aux nuisances générées : le partage des ressources de la ZAC
Les participants, essentiellement des habitants de Villepinte, ressentent une forte convoitise s’exerçant sur les terrains situés au sud de la plate-forme aéroportuaire. Il en découle une crainte : « que Villepinte devienne une annexe de l’aéroport » alors que leurs souhait est que Villepinte reste une « ville calme ».
Certains s’interrogent sur le coût de l’opération pour Villepinte, et sur les retombées financières prévisibles. Les participants savent en effet que la ZAC est entièrement située sur la commune de Tremblay-en-France, et qu’à ce titre la taxe professionnelle sera perçue uniquement par Tremblay.
M. Durandeau, élu de Tremblay-en-France, précise que des entretiens ont lieu entre M. Asensi, Maire de Tremblay-en-France, et Mme Roland, Maire de Villepinte. Il est évident pour eux que les secteurs résidentiels de Villepinte, plus proches de la ZAC projetée que ceux de Tremblay, seront plus directement concernés par ses impacts. Il indique qu’ils sont favorables à une répartition des bénéfices apportés par l’opération dans le cadre d’une intercommunalité à réaliser. M. Durandeau souligne que la Ville de Tremblay-en-France a ainsi prévu de partager les taxes générées par ce développement économique.
M. Durandeau souligne que si le développement économique local est une notion importante à prendre en compte, il faut aussi, d’après M. Durandeau, regarder les problèmes avec le point de vue des habitants. Il précise que les riverains du projet sont des partenaires à part entière, avec la même importance que les partenaires institutionnels. Il invite ces mêmes riverains à formaliser ce qu’ils souhaitent que le projet leur apporte. Il précise que si les habitants, dans le cadre de la concertation, n’ont pas de pouvoir décisionnel à proprement parler, leurs élus sont là pour faire entendre leurs préoccupations et pour infléchir les décisions dans ce sens.
L’intervention de M. Durandeau est très bien reçue par les participants. Une habitante de Villepinte note que « les choses ont évolué dans le bon sens », et que c’est la première fois qu’on leur parle de « partage » des bénéfices de l’opération.
Mme Roland souligne que le projet continuera d’évoluer dans le cadre d’une intercommunalité forte, dont les limites pourront dépasser la circonscription.
M. Naumovic, adjoint de Villepinte, rappelle que la ville de Villepinte a subi de nombreuses fractures sur son territoire, avec de fortes nuisances : l’aéroport du Bourget, l’autoroute A104, etc. Les habitants et les élus sont donc particulièrement sensibles aux questions environnementales, de même qu’à la tranquillité des habitants.
Il souligne qu’il existe un déphasage entre le développement économique du secteur de l’aéroport et la situation économique vécue par les habitants. Il attend du projet une amélioration de la situation pour Villepinte, avec une diminution du chômage pour les Villepintois.
Les questions concernant le phasage des opérations
Un participant demande quelles sont les échéances de réalisation de l’extension du Parc des expositions.
M. Robinet précise qu’à court terme, un nouveau hall va être créé sur la commune de Villepinte pour faire passer les surfaces d’exposition à 250 000 m². Par la suite, la construction de nouvelles surfaces dans le cadre de la ZAC Sud CDG est prévue en 2013, puis 2017, pour arriver à un achèvement de l’extension du Parc des expositions en 2021.
La même question est posée au sujet du Parc d’activités international.
M. Bournat répond qu’en s’appuyant sur l’expérience de Paris Nord 2, il faut une vingtaine d’années pour commercialiser un tel parc. Il rappelle que pour la commercialisation de la partie ouest de la ZAC, la présence du circuit Carole représente un handicap lourd. L’échéance du déplacement du circuit est une inconnue. M. Loinger, du bureau d’études GEISTEL, précise que le déplacement du circuit Carole est indispensable à la commercialisation du futur Parc d’activités international, compte tenu du type d’activité que l’on souhaite attirer sur le secteur.
Un participant demande alors ce qui sera construit à la place du circuit Carole.
M. Bournat explique que ce circuit fait partie de la ZAC Paris Nord 2. Ses emprises sont donc commercialisables et destinées à accueillir de nouvelles activités internationales. La vente des terrains du circuit permettra de financer un nouveau circuit sur un autre site, mieux adapté, en accord avec les souhaits des motards eux mêmes.
M. Durandeau rappelle cependant que le nouveau circuit devra être réalisé préalablement à la disparition de l’actuel circuit Carole car il remplit une vraie fonction sociale.
La ZAC et les besoins en logements
Un participant pose la question de la création de logements à Villepinte pour accueillir les nouveaux employés du parc d’activités international.
Mme Roland rappelle que le projet de la ZAC de la Pépinière prévoit la construction de 350 logements. Mais ce projet est actuellement revu par la nouvelle municipalité, qui souhaite une moindre densité, plus d’environnement et la prise en compte de l’axe Ballanger.
La ZAC et l’environnement
Un participant demande comment l’on envisage de pallier les effets des émissions croissantes de gaz à effet de serre qui seront générées par la ZAC.
M. Loinger précise que les nouveaux Parcs d’activités intègrent de plus en plus la dimension environnementale, pas seulement au sens paysager, mais dans l’esprit de véritables « éco-parcs ». Cette dimension peut être intégrée dans le projet de la ZAC Sud Charles de Gaulle.
Il est alors demandé s’il est possible de réintervenir sur les bâtiments existants, en particulier sur Paris Nord 2.
M. Bournat répond que les bâtiments de Paris Nord 2 ont été réalisés conformément à des cahiers des charges moins exigeants, sur le plan environnemental, que ceux qui seront faits pour la ZAC Sud Charles de Gaulle, et que celle ci devra être exemplaire de ce point de vue. Mais il n’est pas possible d’imposer les mêmes contraintes aux constructions déjà réalisées.
M. Robinet précise que pour le Parc des expositions, le prochain hall qui sera construit sera le premier bâtiment HQE pour ce type de construction.
Un participant demande qui va aménager le secteur du ru du Sausset.
M. Bournat rappelle que le protocole signé en 1998 par l’Etat, les collectivités et les autres partenaires pour l’aménagement de la ZAC Sud Charles de Gaulle prévoit une participation financière de la ZAC à l’aménagement du ru du Sausset et du Parc de Tremblay, mais que la maîtrise d’ouvrage de ce projet revenait à l’époque au SEAPFA.
La réunion se termine avec des participants qui se disent rassurés, mais qui resteront vigilants quant à l’évolution du projet.
Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie Paris - Ile-de-France
Par un courrier du directeur général du STIF en date du 3 janvier 2005, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France ainsi que la CCI de Paris ont été saisies afin de faire part de leurs observations sur le bilan de la concertation préalable et sur le projet de schéma de principe du « RER B Nord + », ce dernier étant soumis au Conseil d’Administration du STIF le 18 février 2005.
Compte rendu de la deuxieme réunion publique le 19 février 2008 dans les locaux de l’AFTRP; 93, avenue des Nations – Paris Nord 2 - Villepinte
La seconde réunion de concertation préalable à la création de la ZAC Sud Charles de Gaulle a eu lieu le mardi 19 février 2008, dans les locaux de l’AFTRP, de 18h30 à 21 h.
De manière à réunir le plus grand nombre de personnes et à prévenir le public suffisamment tôt, la réunion avait été annoncée de la façon suivante :
-un article de presse paru les 11, 15 et 18 janvier 2008 dans le Parisien 93 et le Parisien 95.
-une information disponible dès le 8 février 2008 dans l’agenda du site Internet www.zacsudcdg-concertation.com, et l’insertion du communiqué de presse dans la rubrique « articles de presse » du site.
-la distribution de 22 000 flyers les 13 et 14 février dans toutes les boîtes à lettres de la commune de Tremblay-en-France, de Villepinte au nord de l’A104 et du Parc d’activités Paris Nord 2, y compris les commerces de proximité.
-une information auprès de la Mairie de Villepinte.
La réunion a regroupé entre 40 et 50 personnes, parmi lesquelles :
-un technicien de la Ville de Tremblay : M. Grangé (directeur de l’aménagement) des élus et des techniciens de la Ville de Villepinte, dont : Mme Valleton, Maire ; M. Perrier, adjoint chargé de l’urbanisme, de l’environnement et de l’aménagement du territoire ; M.Graindorge, directeur de l’urbanisme ; et M.Beaudet, directeur des services techniques.
-Mme Roland, conseillère générale de Seine-Saint-Denis ;
-les représentants de la SIPAC, société d’aménagement du Parc des expositions : M. Robinet, Directeur général et M. Legait, chef de projets ;
-les représentants de la société gestionnaire du Parc d’activités Paris Nord 2, dont M. Quiénot, directeur de Paris Nord 2 ;
-les représentants de l’AFTRP, Maître d’Ouvrage de la ZAC : M. Bournat, directeur délégué nord ; Mme Vuaillat, chargée d’études ; Mme Bloch-Lainé, juriste ; Mme Masson, responsable d’opérations foncières ;
-les représentants de trois bureaux d’études prestataires de l’AFTRP : Sandro Munari, architecte urbaniste du cabinet LWA ; Sophie Gérin, du cabinet Florence Mercier paysagiste ; Anne Tessier du bureau d’études MINEA chargé de l’élaboration de l’étude d’impact ;
-le public était composé d’habitants de Villepinte, en particulier des quartiers de la Haie Bertrand et des Mousseaux parmi lesquels des représentants de l’association « riverainsparcdesexpos.com », de quelques habitants du Vieux Pays de Tremblay, ainsi que d’entrepreneurs présents sur Paris Nord 2 ou installés sur la plateforme aéroportuaire, mais souhaitant se développer sur les emprises du projet de ZAC.
Déroulement et contenu de la réunion :
La réunion est introduite par M. Bournat, qui rappelle les enjeux du projet de la ZAC et le rôle de l’AFTRP dans ce projet.
Magali Vuaillat fait la présentation du contexte économique et territorial du projet de ZAC et de ses objectifs.
Sandro Munari, architecte urbaniste conseil, explique les enjeux du projet sur les plans urbain, paysager et environnemental.
Magali Vuaillat reprend la parole pour expliquer la démarche juridique de ZAC et ses modalités, le contenu et les objectifs de l’étude d’impact en cours d’élaboration, et les modalités de concertation mises en place préalablement à la création de la ZAC. Elle rappelle les supports à la disposition du public pour s’informer et déposer des avis.
Le débat s’engage ensuite entre les participants.
L’extension du Parc des expositions, un motif d’inquiétude pour les riverains
Interpellé dès le début de la réunion par les riverains sur le projet d’extension du Parc des expositions, M. Robinet, Directeur général de la SIPAC, rappelle les grandes lignes du projet envisagé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, aujourd’hui partenaire d’Unibail.
Le souhait est de faire du Parc des expositions une référence européenne en matière d’accueil de salons et congrès, pour conserver en France les grands salons comme Maison et Objet.
Les surfaces d’exposition, actuellement de 206 m², vont être portées à plus de 245 000 m² dans un premier temps, avec la réalisation prochaine, sur les parkings visiteurs 2 et 3, d’un nouveau hall de 36 000 m² dans la ZAC de Paris-Nord 2.
Le projet « Sud CDG » comprend, lui, non seulement une nouvelle extension du parc, mais aussi la création de la Cité de l’exposition, qui va rassembler sur ce lieu les métiers liés aux congrès et aux salons, afin d’en faire un mini pôle de compétitivité.
M. Robinet précise que, conscients d’être en lisière de zone urbaine (quartiers Nord de Villepinte) les responsables de la SIPAC mèneront, avec les collectivités et les riverains, une concertation ouverte. L’objectif est de développer un « parc vert », pour des raisons de respect de l’environnement et aussi pour une image valorisante, du Parc des expositions.
M. Robinet rappelle qu’une coulée verte de 50 à 100 mètres de largeur sera constituée sur les terrains le long de la limite avec le quartier de la Haie Bertrand, et dans le triangle situé dans la pointe Sud du périmètre de la ZAC. Une frange verte sera constituée de manière à protéger les secteurs pavillonnaires.
Des espaces verts vont être supprimés pour réaliser le prochain hall de 36 000 m². M. Robinet précise qu’ils seront replantés ailleurs sur le site car la SIPAC veut reconstituer les espaces verts qui seront impactés. Le futur hall sera lui même construit selon les normes HQE (haute qualité environnementale). Le label n’existe pas encore pour ce type de construction, mais ce sera un bâtiment pilote pour le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) /CERTIVEA avec lequel la SIPAC collabore.
Créer un écran visuel entre les secteurs pavillonnaires et le Parc des expositions
Un riverain du Parc des expositions demande où sera situé le bâtiment de 25 m de hauteur qui justifie une modification du POS de Villepinte.
M. Robinet explique que la demande a été faite à Mme le Maire de Villepinte de porter la hauteur autorisée au POS de 13 à 25 m pour la construction d’un bâtiment de grande hauteur dans le prolongement des halls 3 et 4, le plus éloigné des secteurs pavillonnaires. Mais la construction d’un tel bâtiment, pour permettre d’accueillir par exemple des voiliers, des grues ou des manifestations sportives, n’est pas encore décidée. M. Robinet précise qu’il s’agirait d’un seul bâtiment et qu’il constituerait en outre un écran acoustique vis à vis du circuit Carole.
Mme Valleton, maire de Villepinte, souligne que la modification du POS qui est évoquée concerne la partie Nord du Parc des expositions. Elle précise que dans une zone de 400 mètres le long des habitations, le règlement restera inchangé. Elle ajoute que la coulée verte prévue en limite Sud du Parc des expositions sera intégrée au POS. Mme Valleton indique qu’un avis rappelant la nécessité de préserver les zones pavillonnaires voisines du PEX a été déposé par la ville dans le registre de recueil des avis.
Les nuisances acoustiques des salons en extérieur
Plusieurs riverains se plaignent du bruit lors de salons qui se déroulent pour partie en extérieur.
M. Robinet précise que c’est effectivement quelquefois le cas pour le salon Intermat, mais q’il n’a lieu que tous les 3 ans et pendant quelques jours seulement. C’est le cas aussi pour quelques stands du salon d’armement Eurosatory. Les surfaces de parkings sont réversibles et peuvent être équipées de stands. M.Robinet attire l’attention sur la faible fréquence de ces événements, et de ce fait, le caractère relatif de la nuisance.
Une habitante fait remarquer que si l’on étend le Parc des expositions, les salons en extérieur seront de plus en plus nombreux. Elle demande quand sera réalisée la coulée verte.
Anne Tessier, du bureau d’étude MINEA chargé de l’élaboration de l’étude d’impact, fait remarquer que la coulée verte ne constituera en rien un écran acoustique entre le Parc des expositions et les habitations
Une augmentation modérée du nombre de places de parkings et une accessibilité renforcée en transports en commun
M. Robinet explique qu’actuellement, certains parkings du Parc des expositions sont équipés pour recevoir des stands si nécessaire, notamment avec les réseaux d’énergie. Quand c’est nécessaire, lors de grands salons, le nombre de places de stationnement est réduit d’autant.
M. Robinet précise que la politique de la SIPAC n’est pas de développer les parkings, mais de tabler davantage sur une plus grande attractivité des transports en commun, avec la ligne de RER B et le projet B+, et les autres modes de transports en commun. Les projets de la SIPAC prévoient de passer des 13 000 places de stationnement actuelles, visiteurs et exposants confondues, à 20 000 places environ sur la totalité du parc et de son extension. Ces places serviront pour des événements qui se déroulent environ 80 jours par an.
A la question d’une habitante qui demande où seront positionnées les places de stationnement, M. Robinet répond qu’elles seront au plus près des halls, autour des bâtiments et dans le secteur de la Cité de l’exposition. Au fur et à mesure que les parkings se rapprocheront des secteurs urbanisés, ils seront de plus en plus végétalisés.
Une crainte des riverains : être « enclavés » par le projet de ZAC
Plusieurs habitants des quartiers pavillonnaires de Villepinte émettent la crainte de se voir enfermés par le projet de ZAC avec la présence de bâtiments imposants, et font part des nombreuses nuisances acoustiques qu’ils subissent déjà avec les autoroutes A1 et A104, le circuit Carole, les aéroports du Bourget et de Roissy, l’activité du parc des expositions (salon Intermat).
Or les habitants veulent préserver leur cadre de vie. Ils estiment vivre dans un cadre résidentiel prisé et craignent que leur bien immobilier ne perde de la valeur du fait de la ZAC.
M. Robinet réitère son intention d’instituer une concertation entre le Parc des expositions et les riverains. Il évoque une réunion prochaine avec les associations de riverains et indique vouloir développer le parc en bonne intelligence. Il note que le Parc a précédé les secteurs pavillonnaires.
Un riverain s’interroge sur un éventuel effet de dévalorisation de son pavillon du fait de l’extension du PEX.
Plusieurs personnes se demandent ce qui sera fait dans la pointe Sud du triangle de la ZAC, si cette pointe est vraiment utile au parc des expositions et s’il y aura une clôture.
M. Robinet indique que la pointe Sud du triangle n’est pas destinée à être construite et que la clôture entourant le parc des expositions sera la plus discrète possible dans le respect de la sécurité. Il ajoute qu’il pourra y avoir des issues de secours ou des chemins techniques.
Aux riverains qui expriment une demande forte sur le plan paysager et aussi sur la qualité architecturale des constructions, il répond que l’extension du parc nécessitera des études paysagères et que la coulée verte entre le Parc des expositions et les secteurs pavillonnaires aura une largeur d’environ 50 à 100 mètres.
En outre, s’agissant de la qualité des constructions, il fait observer que la SIPAC est très soucieuse de la qualité architecturale de ses bâtiments.
A une habitante qui demande si le petit bois existant sera préservé, M. Robinet répond que si son état actuel est satisfaisant, il sera laissé en l’état.
Les problèmes de circulation générés par l’extension du Parc des expositions et le Parc d’activités internationales projeté
Une habitante soulève la question de l’accès au Parc des expositions pour les visiteurs lors des manifestations, accès qui génère des embouteillages « indescriptibles » sur l’A104. Elle demande s’il est prévu de modifier cet accès, en particulier lors de la mise en service de la RD 40.
M. Robinet précise que la SIPAC travaille avec toutes les personnes compétentes en matière de transport sur un territoire plus vaste. Il rappelle que l’accès pour les poids lourds et les exposants se fait par le Nord du Parc des expositions, donc sans impact sur les riverains qui sont au Sud. Cette situation sera maintenue dans le projet, l’accès exposants pouvant être déplacé vers le Nord-Est.
Des habitants réagissent en exprimant leur inquiétude face au trafic de camions sur le bouclage de la RD 40 après son ouverture : « on nous avait dit qu’elle ne serait pas pour les camions ».
M. Quiénot, Directeur du Parc d’activités Paris Nord 2, souligne que le projet de développement économique prévu dans le projet de ZAC est intéressant. Il fait cependant remarquer que les conditions actuelles de circulation aux heures de pointe sont très difficiles. Mis ensemble, Paris Nord 2, le projet « Sud CDG (sorte de Paris Nord 3) » et le projet Aéroville vont générer un trafic « monstrueux ». Il faudra des infrastructures de transport complémentaires, que l’AFTRP aménageur n’aura pas la capacité de les financer seule. Il souhaite que l’attention des élus soit attirée sur ce problème.
M. Quiénot indique qu’il y a aujourd’hui 3 accès à Paris Nord 2 et qu’il sera toujours possible de se débrouiller en ce qui concerne la desserte interne. Mais il s’inquiète des circulations de niveau régional et national. Il pense que le bouclage de l’autoroute A104 prévu par le Nord de la plateforme aéroportuaire de Roissy CDG soulagera considérablement le trafic sur la partie de l’A104 actuellement commune avec la RN2. Mais il se demande à quelle échéance est prévue la création du barreau de la ligne RER D ? D’après lui, il faut accélérer tous ces projets.
M. Quiénot indique que l’attente au carrefour des menhirs aux heures de pointe est très longue, surtout quand il y a des salons. Il pense que ce carrefour situé à l’entrée de Paris Nord 2 mériterait un traitement particulier, en carrefour dénivelé par exemple. Un habitant fait remarquer que le phasage des feux y est trop court. M. Quienot explique que des réunions avec les industriels de Paris Nord 2 ont eu lieu sur le problème de la circulation et que beaucoup d’entreprises de Paris Nord 2 se plaignent de la circulation. Sur les 16 000 employés de Paris Nord 2, seuls 3 000 viennent en RER. Les autres viennent en voiture et cette habitude a peu de chance de changer. Pour lui, il ne faut pas que la situation actuelle empire.
M. Bournat souligne que le bouclage de la RD 40 compte actuellement 2 fois une voie, mais que ses emprises permettent 2 x 2 voies avec un transport en commun en site propre.
M. Quiénot pense que, dès son ouverture, le bouclage de la RD 40 sera saturé.
M. Bournat rappelle que l’EPA Plaine de France a pour fonction, entre autres, de résoudre le problème de circulation à grande échelle. Une étude de déplacements dirigée par l’EPA est en cours. Elle prendra notamment en compte le projet d’urbanisation du triangle de Gonesse, qui couvre 1 000 ha et qui est donc beaucoup plus important que celui de la ZAC Sud CDG.
D’après M. Bournat, les projets de la ZAC Sud CDG et d’Aéroville vont, dans un premier temps, aggraver la situation en matière de circulation. Le barreau du RER D, prolongé jusqu’au cœur du projet de ZAC, constitue l’une des solutions. Ce barreau est inscrit au Contrat de Plan Etat – Région et les pouvoirs publics commencent à entendre cette hypothèse. Il rappelle que ces réflexions se passent au niveau de l’Etat, de la région et du conseil général
Une habitante fait remarquer que la création de nouvelles lignes de tramway n’a pas fait diminuer le nombre de voitures à Paris. Les gens habitués à la voiture continuent de l’utiliser, en particulier quand ils travaillent en horaires décalés : l’offre de transports en commun ne leur correspond pas.
Mme Roland, Conseillère générale de Seine-Saint-Denis, intervient pour faire remarquer que les problèmes de transport dans ce secteur sont existants et qu’ils vont être accrus. Elle note que la future gare RER appartient à un futur lointain et qu’il faudrait sans doute être patient, et ne pas construire la ZAC trop rapidement. Les infrastructures étant tellement sous-dimensionnées que faire les choses dans l’urgence pourrait desservir les habitants de Villepinte. Par ailleurs la coulée verte prévue ne lui semble pas en cohérence avec celle de Villepinte.
Pour conclure sur le problème de la circulation, M. Bournat souligne qu’en France, malheureusement souvent, les adaptations d’infrastructures suivent les opérations et se font pour répondre aux problèmes ; elles les précèdent rarement. Il y a une demande du marché pour la création de zones d’activités. C’est le développement économique local qui provoquera l’amélioration des infrastructures. Il rappelle qu’il y a 20 ans, on a réalisé l’autoroute A4 en sachant qu’elle serait embouteillée dès son ouverture. Cela n’a pas pour autant empêché la ville nouvelle de Marne-la-Vallée de fonctionner.
Des questions et inquiétudes diverses quant au projet
Mme le Maire de Villepinte indique que la ville a inscrit dans son POS une coulée verte et que le POS ne sera pas modifié dans une zone de 400 mètres au droit des habitations. Elle rappelle l’inquiétude de la ville concernant le traitement du petit triangle et souhaite que ce soit un espace vert. Elle attire l’attention sur la nécessité d’une concertation entre les villes et les riverains. Enfin, elle indique qu’il est hors de question qu’un accès routier débouche sur le chemin des Fontaines ou sur l’allée des Saints Pères.
M. Robinet confirme qu’il n’y aura pas d’accès routier au parc depuis les quartiers résidentiels de Villepinte. Seul pourrait subsister un accès pompiers, incontournable, mais dont on souhaite n’avoir jamais besoin.
Un habitant fait remarquer que lors du salon Maison et Objet, cet accès pompier était impraticable du fait du nombre de voitures en stationnement devant l’entrée. Monsieur ROBINET signalera ce dysfonctionnement aux exploitants du Parc afin qu’ils prennent les mesures qui s’imposent.
Une habitante demande si la collectivité est propriétaire de l’intégralité des terrains de la ZAC, et quels sont les délais entre la création et la réalisation de la ZAC.
M. Bournat répond qu’il reste 40 ha à acquérir, et qu’ils sont actuellement sous DUP (déclaration d’utilité publique).
Une habitante demande combien de temps après la création de la ZAC interviendra sa réalisation.
Anne Bloch-Lainé, juriste de l’AFTRP, précise qu’avant la réalisation de la ZAC, les documents d’urbanisme, en particulier le POS, de la ville de Tremblay-en-France devront être modifiés et approuvés. Ce sont donc plusieurs mois qui seront nécessaires.
Un habitant demande quels seront les délais de commercialisation de la ZAC.
M. Bournat considère que sur une centaine d’hectares, cela devrait prendre environ 10 ans. Des entreprises de handling veulent s’implanter sur le site, mais il faut y réfléchir. Sauf contraintes particulières, la « grosse logistique » n’est pas souhaitée sur le futur Parc d’activités. La forte densité en transports en commun encouragerait plutôt à faire venir du tertiaire.
Un habitant de Villepinte demande quelles seront les retombées économiques de la ZAC pour la ville de Villepinte.
M. Robinet explique que les recettes fiscales liées à la construction de la première tranche sur les emprises actuelles du Parc des expositions sont pour la Ville de Villepinte. En revanche, pour ce qui concerne les nouvelles acquisitions foncières du Parc, les recettes iront à la Ville de Tremblay-en-France.
M. Bournat complète en précisant que le Parc d’activités internationales qui va être créé devrait représenter environ 8 000 nouveaux emplois. Les études de programmation économique qui seront achevées dans un an le préciseront.
Le circuit Carole, un sujet épineux
Un habitant demande ce qu’il adviendra du circuit Carole, dont le déplacement semble problématique.
M. Bournat explique que le circuit Carole est actuellement sur des terrains appartenant à l’AFTRP. Ces terrains étant constructibles, le manque à gagner est important. De plus, le circuit apporte des nuisances réelles, notamment acoustiques. Néanmoins il s’agit d’un équipement ayant un rôle de sécurité pour des motards, et même un rôle social du fait de sa gratuité en semaine. Son activité est subventionnée par le conseil général, mais elle reste déficitaire. La difficulté est de trouver une maîtrise d’ouvrage publique pour la création d’un nouveau circuit sur un site plus adapté. Il existe localement un consensus sur la volonté de le déplacer. Même les motards, qu’il s’agisse de l’association des motards ou de l’association des motards en colère, souhaitent son déplacement. Il leur faudrait un circuit de 50 ha avec une « cité de la mécanique », celui ci n’en fait que 18.
Un élu du Conseil Régional d’Ile-de-France propose sa pérennisation à Tremblay-en-France, mais des communes comme Wissous ou Thieux se sont proposées pour l’accueillir. Il s’agit d’un sujet épineux et le circuit Carole ne partira pas avant au moins 3 ans
Aéroville, un autre sujet délicat
M. Perrier, adjoint à la Ville de Villepinte, se demande quels impacts sur la circulation aura le projet Aéroville, tandis qu’un habitant se demande comment on y accèdera en venant de l’aéroport de Roissy – CDG. Un autre habitant déplore le manque de concertation entre le projet Aéroville et le projet de ZAC Sud CDG : « chacun fait son projet dans son coin ».
M. Bournat souligne qu’ADP, qui est le Maître d’ouvrage d’Aéroville, évolue vers plus d’ouverture et plus de perméabilité de ses emprises.
Les impacts du projet de ZAC
Une habitante de Villepinte demande quand se fait l’étude d’impact, et si elle sera rendue publique. Elle se demande en outre si l’aéroport du Bourget subira des modifications, en fréquence des avions et en plan de vol, du fait de la ZAC.
Il lui est répondu que l’étude d’impact une fois achevée sera rendue publique, et qu’elle fait partie du dossier de création de la ZAC. Si les impacts en matière de déplacements terrestres sont plus ou moins évaluables, ce n’est pas le cas des déplacements aériens. Néanmoins, compte tenu de l’importance régionale de l’aéroport d’affaires du Bourget, la dimension de la ZAC n’entraînera probablement pas de modifications importantes, ni même sensibles, du trafic aérien.
Les responsables de Paris Nord 2 confirment en précisant que bon nombre de responsables d’entreprises viennent à Paris Nord 2 préférentiellement en TGV.
A la question d’une habitante concernant l’accroissement du volume des déchets lié au développement du Parc des expositions, M. Robinet précise que les moyens de tri des déchets sur le Parc vont être développés.
Une habitante souligne que le ru du Sausset, qui est canalisé dans son passage en ville de Villepinte, tend à déborder en amont de la canalisation. Lors de fortes pluies, son jardin est inondé. Qu’en sera-t-il quand la ZAC sera réalisée ?
M. Bournat précise que des études hydrologiques sont à faire sur l’ensemble du bassin. La situation hydrologique du ru du Sausset sera assurément améliorée par les aménagements prévus dans le cadre de la ZAC.
Les suites à donner à la ZAC
M. Bournat explique ce qui va se passer dans les mois à venir. L’AFTRP va demander au préfet de créer la ZAC au printemps 2008.
Ensuite de quoi, la Ville de Tremblay-en-France devra modifier son POS.
C’est après cette modification que pourra être élaboré le dossier de réalisation de la ZAC.
Le projet d’aménagement pourra alors être mis en œuvre, à un horizon de 3 ou 4 ans environ.
Une troisième réunion publique se tiendra soit fin mars, soit en avril 2008 pour poursuivre la concertation ; la date et le lieu ne sont pas encore fixés. Le public sera informé par voie de presse, par le site Internet www.zacsudcdg-concertation.com et par distribution de flyers dans les boîtes aux lettres.
2) Parc des expositions : Cette extension utile au développement économique ne doit pas se faire sur le dos des habitants de la HaieBertrand. Mes engagements sont clairs : traitement des nuisances, refus d’une voie d’un accès autre que pompiers, regard sur le type d’activités qui sera possible dans le cadre de l’extension. Je ne laisserai rien dans l’ombre […] Je note pour ma part que les deux demandent aujourd’hui des garanties pour les habitants de la Haie Bertrand et même si cela vient tardivement, c’est l’essentiel. Il reste aujourd’hui que Madame Lagarde a annoncé le lancement duchantier de l’extension du PEX et qu’il faut faire pression pour qu’elle revienne sur cette annonce.